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10 fevereiro 2025

Artigo_Un bâtiment en terre crue peut durer plus longtemps qu’un édifice en béton : voici pourquoi_Futura Sciences

Aujourd’hui, au royaume du bâtiment, le béton et le ciment sont rois. Mais, demain peut-être que la construction en terre crue réussira à se refaire une place à la cour. 
C’est ce qu’envisage le film de Jérémie Basset, Toucher terre, un documentaire distribué par Jupiter Films. 
Erwan Hamard, chercheur impliqué dans le Projet National Terre Crue, nous explique pourquoi l’idée est intéressante.
Article par Nathalie Mayer, Journaliste
le 15 octobre 2024

Construire en terre crue. Une idée d'écolos un peu perchés, pensez-vous ? 
Eh bien, peut-être pas tant que cela. C'est la démonstration à laquelle se risque le film de Jérémie Basset, Toucher terre, distribué par Jupiter Films au cinéma le 16 octobre. Juste avant la neuvième édition des Journées nationales de l'architecture (18 au 20 octobre 2024). En 68 minutes, le documentaire fait le tour des atouts de la terre comme matériau de construction. Un matériau facile à extraire et à utiliser. Un matériau disponible partout. Avec de précieuses qualités phoniques et thermiques. Un matériau auquel on peut donner différentes couleurs
Et même, qui peut « durer beaucoup plus longtemps que le béton ».

Le matériau terre n’a pas à rougir de ses imperfections
Attention tout de même à ne pas confondre « durer plus longtemps » et « meilleure résistance mécanique ». « Parce que le matériau terre crue présente la résistance mécanique parmi les plus faibles des matériaux de construction », reconnait sans détours Erwan Hamard. Mais alors, n'est-ce pas gênant pour construire des bâtiments sûrs ? « Le matériau terre a l'une des résistances mécaniques les plus faibles de sa catégorie, mais une résistance mécanique tout de même suffisante pour construire des bâtiments d'un, deux ou même trois étages. Aujourd'hui, la référence, c'est le parpaing et sa résistance mécanique de l'ordre de 5 ou 6 mégapascals. Celle du matériau terre, elle, ne dépasse pas les 1 ou 2 mégapascals. Mais, sachant que la résistance mécanique que doit présenter un bâtiment à deux niveaux est de l'ordre de quelques dixièmes de mégapascal, c'est encore largement suffisant. Nos standards sont devenus bien trop élevés. Ils ne sont plus en rapport avec nos besoins en matière de sécurité. »


Le tout avec, en plus, une conséquence plutôt fâcheuse pour notre environnement et notre climat. « Quand on utilise un parpaing, notre forfait de résistance mécanique est surdimensionné. On dépense beaucoup d'énergie et de matière. On émet trop de CO2. Avec la terre crue, on peut jouer sur l'épaisseur des murs, ajuster la quantité de matière. On peut optimiser. » Comme on peut d'ailleurs le faire aussi avec des matériaux comme le bois ou la pierre.
Très bien, mais on imagine tout de même qu'un bâtiment en terre crue peut se montrer sensible aux inondations. C'est un peu d'actualité, alors... Et si on se souvient des crues exceptionnelles du Rhône et de la Saône survenue en 1840 et des bâtiments entiers en terre qui s'étaient effondrés, il y a peut-être de quoi s'inquiéter pour un avenir que les climatologues nous prévoient pour le moins incertain de ce point de vue.
« Le matériau terre est sensible à l'eau, c'est vrai. Mais il faut d'abord souligner qu'un bâtiment en terre ne s'effondre pas en un battement de cil. Il laisse généralement largement le temps à une évacuation. Ensuite, nos plans de gestion des risques font désormais apparaître clairement les zones inondables. Dans ces zones-là, mieux vaudra construire un premier niveau en béton ou en pierre, même si les étages pourront être en terre. De toute façon, un bâtiment en terre, cela n'existe pas. Il y a toujours des fondations, un sous-bassement, une charpente. La terre est l'un des matériaux du bâtiment, mais jamais le seul. »

Les constructions en terre face aux séismes
Et que se passe-t-il en cas de tremblement de terre ? Comme ils l'ont fait pour d'autres matériaux, les chercheurs ont pensé à renforcer la terre. « Certains travaillent sur des renforts à base de biomatériaux », précise Erwan Hamard. Mais la plupart du temps, ce qui est envisagé, c'est un renforcement à base... de ciment ! Une véritable aberration. « Dans un mur en terre, il faut mettre beaucoup plus de ciment que dans un mur en parpaing. L'impact environnemental est catastrophique. Mieux vaut alors construire en béton. »

Pour le chercheur engagé dans le Projet National Terre Crue, la solution est plutôt dans l'adaptation de l'architecture. « En France, la question ne se pose pas vraiment, car nous sommes peu exposés aux séismes. Mais, en Amérique du Sud par exemple, il y a énormément de bâtiments en briques de terre qui résistent à de puissants tremblements de terre. Des fissures peuvent apparaître, mais les populations sont alors tout à fait capables de réparer. »

Pourtant, lors du séisme qui a secoué le Maroc en septembre 2023, des maisons en terre se sont effondrées. Mais, à y regarder de plus près, des bâtiments en béton sans doute tout autant. « Nous sommes là face à un problème plus culturel que technique. Nous avons tendance à vouer une confiance aveugle dans les matériaux que nous avons domestiqués, reformulés. Ils ne peuvent pas être à l'origine d'un problème puisque nous les avons produits. Alors que la terre crue, c'est un matériau sauvage en quelque sorte, primitif.
Notre culture nous en donne un a priori négatif. Certes, la terre crue ne présente pas une résistance mécanique exceptionnelle et elle est sensible aux conditions extérieures. Mais il existe des techniques et des architectures qui permettent de la rendre meilleure. Et puis, répétons-le, parce que c'est important, la terre crue a quand même cet avantage indéniable de ne pas s'effondrer d'un seul coup. De donner des signaux qui permettent d'évacuer les occupants des bâtiments pour éviter le pire. »

De la terre dans nos maisons pour plus de confort
Nous voici donc rassurés. Vivre dans une maison en terre, ce n'est, a priori, pas plus risqué que vivre dans un bâtiment en béton. Mais qu'en est-il du confort ? « De nos jours, on a tendance à associer confort à isolation. Or, selon la réglementation actuelle, le matériau terre n'est pas un matériau isolant », reconnait Erwan Hamard. Alors, comment expliquer ces personnes qui, dans le film Toucher terre, racontent qu'elles vivent dans un confort inégalé depuis qu'elles ont investi une maison en terre ?
« Un bâtiment qu'on a maltraité, dans un environnement où le niveau du sol a été relevé au-dessus du niveau du sous-bassement, provoquant des remontées capillaires sans possibilité d'évacuation. Un bâtiment dont les murs ont été recouverts d'un enduit-ciment qui les empêche de respirer. Un tel bâtiment n'offrira pas le confort attendu. Mais un bâtiment en terre crue traditionnel auquel on n'a pas touché se comporte très bien sur le plan thermique. Parce que le matériau terre présente une grande inertie. » Comprenez qu'un mur en terre crue a la capacité de résister aux changements de température.
Comment ça marche ? « En automne et en hiver, lorsque les températures extérieures sont fraîches et que l'hygrométrie est importante, de l'eau va se condenser à l'intérieur du mur en terre. Cela va générer une chaleur latente qui va renforcer le pouvoir de résistance du mur à la pénétration du froid. Le mur restera chaud plus longtemps. En été, les premières chaleurs auront pour effet de faire évaporer l'eau dans le mur qui restera ainsi, au contraire, frais plus longtemps que ses cousins en béton. »
Mais attention, lorsqu'il est question d'eau dans les murs, ici, pas de crainte. L'impact, aussi bien visuel que mécanique, est nul. Dans un mur en terre, il y a 2 à 3 % d'eau. Les variations qui aident à la régulation thermique sont minimes. « Aujourd'hui, ces aspects ne sont pas pris en compte. Les outils de base des bureaux d'étude thermique n'intègrent pas ces phénomènes. Pour valider un bâtiment en terre crue, il faut utiliser des outils de simulation thermique dynamiques. Ils sont plus chers. Les études sont plus longues. Résultat, la terre crue est rarement retenue. »
« Le Projet National Terre Crue a pour ambition de remettre l'humain au centre de la réflexion. Ne penser la partie thermique d'un bâtiment seulement en termes de calories qu'il perd, c'est oublier qu'il y a des gens qui vivent à l'intérieur de ces bâtiments. L'inertie est tout aussi importante. Une maison seulement bien isolée peut devenir invivable en période de canicule. Beaucoup de bâtiments en béton armé isolés au polystyrène et mal ventilés sont devenus des boîtes étanches dans lesquels il est apparu de la moisissure. Les gens en tombent malades.

Pour donner un exemple très concret, celui de la ville de Bouguenais NDLR : près de Nantes] où est installé notre laboratoire. Elle a construit un bâtiment en terre crue d'une part et en matériaux conventionnels d'autre part. Il se trouve que les mêmes usagers, pour un même confort, règlent le thermostat à 17 °C dans les bureaux en terre crue et à 19 °C dans les autres. Cela montre à quel point il est important de travailler sur la perception du confort pour proposer des solutions intéressantes pour les usagers et pour l'environnement. »

De la terre pour construire partout autour de nous
Et puisqu'il est question d'environnement, un point n'a pas encore été abordé : celui de la disponibilité de la ressource. On sait ce qu'il en est du sable qui sert aux constructions en béton et qu'il faut aller chercher loin, en mer. « Le géologue que je suis s'intéresse tout particulièrement à ce type de problématiques. Si on se pose la question de savoir quel matériau employer pour construire nos villes, on doit se poser la question des ressources locales. Alors la réponse apparaît très clairement. De manière évidente. C'est la terre.
La terre, il n'est nul besoin d'aller la chercher. Elle est déjà là où on veut construire. Dans des volumes que vous n'imaginez pas. Des volumes astronomiques. Parce que la terre d'excavation, celle qu'on extrait pour construire des parkings, des routes, des fondations et tirer des fibres optiques ou tisser des réseaux souterrains, c'est de très loin, en masse, le déchet le plus abondant en Europe et en France. À tel point que la ressource produite en une année est encore bien supérieure à ce que pourraient être nos besoins en matière de construction », conclut Erwan Hamard.

21 setembro 2023

FF – Distance Edition: Rael San Fratello

Link to Youtube Here https://youtu.be/iyxOjBsNhLE?si=NAJR8dpuz3yIKFMX
The Architectural League’s monthly First Friday events are informal social gatherings that allow members to visit the offices of leading design practices and see work in progress. On 2020 November 5, the League paid a visit to rural Colorado to learn about Rael San Fratello’s Casa Covida, a 3D-printed house made of mud taken from the site. 
Partners Ronald Rael and Virginia San Fratello gave a tour of the project and discussed its relation to their wider body of work, including their long exploration of earthen architecture.
They also guided viewers through their workshop, explaining how experiments with small-scale 3D-printed pottery contributed to the house’s development. 
The presentation is followed by a Q+A moderated by Christina De León, associate curator of Latino Design at the Cooper Hewitt, Smithsonian Design Museum.

27 outubro 2022

Robotische Fabrikation von Bauteilen aus Stampflehm_Fabricação robótica de componentes de terra batida_Video


https://youtu.be/F-0BvaeLBHw
DE
Robotische Fabrikation von Bauteilen aus Stampflehm
In dem von der Forschungsinitiative Zukunft Bau (Bundesinstitut für Bau-, Stadt- und Raumforschung) geförderten Forschungsprojekt wird ein völlig neuer Ansatz der robotergestützten Herstellung von Bauteilen aus Stampflehm untersucht. Ziel dabei ist es, einen wirtschaftlichen und praxistauglichen Prozess für die dezentrale Herstellung von Stampflehm zu generieren. Basierend auf der Tatsache, dass Stampflehmwände unmittelbar ausgeschalt werden können, wird ein aktives, robotisch geführtes Schalungssystem entwickelt, das in einer stetigen Vorwärtsbewegung gezielt verdichtet und schalt. Die Vorteile einer robotergestützten Fertigung liegen in einem höheren Präzisionsgrad, gleichbleibender Qualität und einer Erweiterung der geometrischen Möglichkeiten. Der zu erwartende Beitrag zur Nachhaltigkeit liegt in der Steigerung der Wirtschaftlichkeit durch die Integration in einen digital steuerbaren, automatisierten Herstellungsprozess.
PT
Fabricação robótica de componentes de terra batida 
No projeto de pesquisa financiado pela iniciativa de pesquisa Zukunft Bau (Instituto Federal de Pesquisa em Construção, Assuntos Urbanos e Desenvolvimento Espacial), está sendo investigada uma abordagem completamente nova para a produção de componentes feitos de taipa com suporte de robôs. 
O objetivo é gerar um processo económico e prático para a produção descentralizada de taipa. 
Com base no facto de que as paredes de taipa podem ser concluídas imediatamente após a sua execução, está sendo desenvolvido um sistema de cofragem ativo, guiado roboticamente, que compacta e se fecha num movimento de compactação constante para frente e para trás. 
As vantagens da produção assistida por robot estão num maior grau de precisão, consistência na qualidade e a ampliação de possibilidades geométricas. 
A contribuição esperada para a sustentabilidade do sistema está no aumento da optimização de custos, por meio da integração num processo de fabricação perfeitamente automatizado e controlável digitalmente.

26 outubro 2022

Escritórios Alnatura em taipa (Stampflehm) - Fachada

 

Escritórios Alnatura em taipa (Stampflehm) - FachadaO Alnatura Campus em Darmstadt é actualmente o maior edifício de escritórios de terra crua comprimida da Europa.

14 abril 2022

Webinaire_Construire en terre en commande publique_Pôle culturel de l'Aria à Cornebarrieu

25 février 2022_Webinaire_Construire en terre en commande publique_Pôle culturel de l'Aria à Cornebarrieu en BTC (Atelier Philippe Madec)
Dans le cadre du cycle de webinaires organisé par Les Grands Ateliers et EnvirobatBDM, ce troisième webinaire permet de découvrir la technique de la brique de terre comprimée, au travers de l'exemple du pôle culturel de l'Aria, en Haute-Garonne. Les intervenants sont Philippe Madec (Atelier Philippe Madec & associés) et Etienne Gay (brique Technic Concept)

12 abril 2022

Video_Observation Tower Negenoord_De Gouden Liniaal Architecten_Belgium

Short film about the Observation Tower Negenoord, seen from the perspective of different characters, made by Lotte Knaepen and Marco Levantacti

01 abril 2022

Documentário_Muddle Fuddle Building. Building with Earth, Tradition and Innovation

 https://content.gulbenkian.pt/inarte/videos/reg.392_VC465_Muddle_Fuddle_Building.mp4

Documentário_Muddle Fuddle Building. Building with Earth, Tradition and Innovation

Documentário realizado no âmbito da Exposição «Arquitecturas de Terra ou o Futuro de uma Tradição Milenar. Europa, Terceiro Mundo, Estados Unidos», patente no Centro de Arte Moderna José de Azeredo Perdigão, em 1993.

O documentário regista testemunhos e depoimentos de vários arquitetos internacionais, em torno do tema dos materiais de construção e, especialmente, da terra enquanto material milenar para a construção de casas, a par de outros materiais «mais comuns», mas não mais eficazes ou duradouros. São evidenciados os prós e os contras de vários materiais, nomeadamente nas vertentes económica e ambiental.
Na nota introdutória da obra editada em português, no âmbito das conferências internacionais acerca do tema, José Sommer Ribeiro afirma: «Realizando-se a 7.ª Conferência Internacional sobre o Estudo e Conservação da Arquitectura de Terra “Terra 93” e, dado o interesse com que mundialmente tem vindo a ser estudado este sistema de construção, a Fundação Calouste Gulbenkian considerou oportuno apresentar a exposição “Arquitecturas de Terra ou o Futuro de uma Tradição Milenar. Europa, América e Terceiro Mundo”. [...] Esperamos que a presente exposição, que nos mostra não só o passado mas também o futuro que as construções de terra nos podem proporcionar, constitua um incentivo à criatividade dos nossos técnicos.» (Arquitecturas de Terra..., p. 4).
https://gulbenkian.pt/historia-das-exposicoes/audio-visuals/392/
Realização: Jean-Pierre Mitrecey
Edição [s.l.]: Comission des Communautés Européenes, 1987
Duração: 16 min 15 s
Participante(s): CRATerre - Centre International de la Construction en Terre, Jean Dethier, Jean Mussoni, Patrice Doat
Proveniência: Biblioteca de Arte Gulbenkian, Lisboa / VC 465
Direitos: 
Biblioteca de Arte Gulbenkian /Fundação Calouste Gulbenkian

14 março 2022

Webinaire_Construire en terre en commande publique_La maison de santé de Prat-Bonrepaux

 

4 février 2022_Webinaire_Construire en terre en commande publique_La maison de santé de Prat-Bonrepaux en terre coulée (C+2B architecture)
Dans le cadre du cycle de webinaires organisé par Les Grands Ateliers et EnvirobatBDM, ce premier webinaire permet de découvrir la technique de la terre coulée, au travers de l'exemple de la maison de santé pluri-professionnelle de Prat-Bonrepaux, en Ariège. Les intervenants sont Elian Latour (SCOP Ecozimut), Julien Bellart (C+2B architecture) et Julien Bay (Communauté de communes Couserans-Pyrénées)

22 fevereiro 2022

Webinar_Future Now Pavilion - Webinar: Earth, Clay & Context

Future Now Pavilion - Webinar: Earth, Clay & Context_29th September 2021
Webinar jointly organized by Swissnex in Brazil and Insight Architecture. It is a discussion on the use of earth and clay in modern architecture, showing the shift from spectacular to vernacular architecture.
This debate is part of the complementary activities of the UIA2021RIO and intends to stress this discussion further, through the dialogue between prominent international architects, whose work is deeply connected with earthen architecture and biological materials.
Different civilizations in different parts of the world have been building with earth and clay for many centuries. Modern life and the current globalized world, though, have taken this material to a peripheral role in our cities. Its properties of climate and humidity regulation, its connection with the place where we build and its cultural traditions have been basically vanished through the appearance of other construction techniques and cheap energy in the 20th century. But this story seems to have an inflection point. The 27th World Congress of Architects UIA2021RIO brought strong voices advocating for a different kind of architecture – a shift from spectacular architecture to vernacular architecture.
Martin Rauch and Fernando Minto share their experience working primarily with earth and earth-based materials in such different contexts as Brazil and Europe.
Over the past 10 years, Martin Rauch has been intensively involved in the mechanical prefabrication of rammed earth building components. For this purpose, a worldwide unique process was developed to produce prefabricated rammed earth components in high homogeneous quality. This process has already been used in several large-scale projects on site and with local raw materials. The experience gained in these large-scale projects was integrated into the ERDEN factory workshop at the new production site in Schlins (Austria) by means of a production infrastructure customised for rammed earth construction. The ERDEN Werkhalle is a pioneering production facility for the industrial manufacture of rammed earth building elements.
The architecture and construction with earth in Brazil has been the object of increased interest. Gradually, research centers and private companies invest more resources for its repositioning in the current scenario compared to more conventional techniques. In this webinar, Fernando Minto will discuss the specificities of this modality in Brazil and the main characteristics that surround it in its territory, both in environmental and climatic aspects as well as in social aspects, including the current insertion in the construction market.
To explore these topics, Insight Architecture and Swissnex Brazil invited Martin Rauch (Austria), founder of Lehm Ton Erde Baukunst and Fernando Minto (Brazil), professor at the Federal University of Rio de Janeiro UFRJ to this webinar. They present their work and discuss the challenges and opportunities they see in earthen architecture for the future of our cities. Igor de Vetyemy, architect and president of the Brazilian Institute of Architects in Rio de Janeiro IAB moderates the conversation. The event was held in English and Portuguese, with simultaneous translation to both languages. The webinar was part of the Insight Architecture’s Future Now event, which investigates the use of sustainable materials and new construction techniques such as digital fabrication in architecture as part of the 27th World Congress of Architects UIA 2021 Rio calendar.

Participants
Martin Rauch was born in Schlins, Vorarlberg, Austria and graduated from the University of Applied Arts, Vienna. During three decades of research in theory and practice, Martin Rauch succeeded in updating traditional rammed earth techniques and integrating them into contemporary architecture, both in terms of design and technology. 1999 Foundation of the company Lehm Ton Erde Baukunst in Schlins; with this company he realized numerous international projects. He was awarded by the 2008 International Prize for Sustainable Architecture Fassa Bortolo Italy, 2008 Building Award of the Central Association of Austrian Architects, 2011 Holcim Award - Morocco and New European Bauhaus Prize 2021. 2003 to 2010 teaching at the Linz University of Art. International workshops in Bangladesh, South Africa and Austria in cooperation with BASEhabitat. Since 2010 honorary professor of the UNESCO chair Earthen architecture, building cultures and sustainable development. Since 2014 guest lecturer at the Swiss Federal Institute of Technology ETH Zurich.
Fernando Minto is an urbanist, architect and adjunct professor of the Department of Architecture and Urbanism FAU at the Federal University of Rio de Janeiro UFRJ. Minto obtains a master (FAU USP) and doctor (FAU UFRJ) in technology of architecture; he coordinates the architecture office Matéria Base in Rio de Janeiro and is an associate of Terrabrasil and of the Ibero-American network Proterra. He graduated from UNIMEP - UNESCO chair in earth construction in 1998, working with earth constructions since then. He was a founding member of ABCterra (1997), participated in the ABCTerra pavilions at the 3rd and 4th International Biennale of Architecture BIA in São Paulo and has worked on several projects with rammed earth.
Moderation: Igor de Vetyemy The Brazilian architect and professor Igor de Vetyemy is the general commissioner of the 27th World Congress of Architects UIA2021RIO and the current president of the Brazilian Institute of Architects IAB in Rio de Janeiro, ahead of a collective mandate called Oxigena IAB. Teacher and researcher in Universidade Veiga de Almeida, Universidade Estacio de Sá, and Istituto Europeo di Design, de Vetyemy works with earth architecture connecting students and indigene tribes in the state of Rio de Janeiro. He has been director of the Brazilian Institute of Architecture Education - ABEA. Author of Mutualistic Architecture, Compilation of projects reflections and buildings of Marcos Konder Netto, and Powers of ten – 100 exponents of Rio de Janeiro contemporary architecture, Igor de Vetyemy has also produced and directed the movie Konder – the magnificence of simplicity.
Click on the timecodes below to be redirected to their point in the recording: 
[0:00] Intro Event & Insight Architecture; 
[08:50] Intro Swissnex in Brazil; 
[10:10] Igor de Vetyemy - Moderator; 
[13:12] Martin Rauch; 
[39:31] Fernando Minto; 
[58:10] Q & A with the participants;
Watch the full livestream here

10 julho 2021

The Adobe Factory, Alcalde, New Mexico

© Movie: Mark Chalom
The Adobe Factory, Alcalde, New Mexico
The Adobe Factory in Alcalde, New Mexico, is the largest adobe factory in the world, with the capability of producing up to 25,000 adobes each day. 
Mel Medina's Adobe Factory in Alcalde, NM 
Here’s how the mechanized Adobe creation and laydown process works. 
Mel and its crew have the Capacity to Produce 20,000 a day. 
Hourly output can vary depending on many factors from available space remaining to maintenance of the machines. 
Here is the Hans Sumpf machine laying adobes on the ground. Mel feeds the laydown machine with two big front end loaders that dance in and out of the giant concrete pit with loads of mud to shuttle to the field. Then there is a road grader to sweep the field after bricks are picked up and palletized. Tanks with water, asphalt emulsion, mountains of barley straw, the giant open trough pug mill that mixes the dirt, straw, water, emulsion and whatever else might go into the mud. 
Then there are semi-trucks with belly dumps or end dumps to haul in the earthen material from the source location, flat-bed trucks to haul bricks to their destinations, a washdown area, and service pits to work on machinery. The last Hans Sumpf machine was built in 1957. Maintenance, replacement and fabrication of parts is on-going and relentless.
For more information, please visit their website.

Construire en terre crue — Bauge coffrée

 Construire en terre crue — Bauge coffrée

Découvrez toutes les étapes du chantier participatif de deux bâtiments en bauge coffrée, un mélange de terre crue et de fibres végétales.
La technique de la bauge coffrée est un système de construction monolithique composée de terre crue et de fibres végétales empilées.
A la différence de la bauge traditionnelle, la technique présentée ici permet d’obtenir des surfaces verticales par coffrage. Le mélange de terre et de fibres végétales est réalisé sous la forme dite de caillebottis, une brique terre/paille à l’état plastique.
Technique ancestrale bretonne, l’opération consiste à empiler une couche de terre avec la bonne teneur en eau entre deux couches de paille avant d’agglomérer l’ensemble en le piétinant. Les caillebottis sont modelés par la découpe du mélange puis assemblés dans le coffrage. Ils sont disposés pour former un appareil en chevrons, couche après couche.
En plus de faciliter le remplissage des coffrages, cette technique de maçonnerie permet d’absorber d’éventuelles fissurations dans le mur.
Construits par tranche de 50 cm, les murs s’élèvent au fur et à mesure du remplissage et du séchage de chaque strate. Le système de coffrage en bois, conçu par l’entreprise Terre Crue, offre l’avantage de remplir une tranche simultanément au séchage de la strate inférieure.
La bauge a été choisie pour ses qualités frugale, énergétique et écologique ainsi que pour son ancrage avec le patrimoine architectural local - une façon de valoriser les savoir-faire de la région en employant des matériaux locaux.
Ce sont plus de 500 m3 de remblais, extraits à proximité, qui ont été employés dans la construction des murs et cloisons de l’ensemble des bâtiments. Les murs périphériques des bâtiments sont construits en bauge : un mélange de terre crue et de fibres végétales.
Les cloisons séparatives intérieures sont en torchis: remplissage de terre et fibres dans une ossature bois. Les charpentes et planchers sont en bois et l’isolation des rampants en paille.
Ce film fait partie d’une série intitulée « Construire en terre crue » produite par amàco et Les Films du Lierre.

Licence Creative Commons: BY + NC + ND
Co-production: amàco, les films du lierre
Maîtrise d’ouvrage - Atelier alp & entreprise Terre Crue
Architecture - Atelier alp
Entreprise de construction - entreprise Terre Crue

09 julho 2021

Construire en terre crue — Briques de terre comprimée BONUS #6-9

Briques de terre comprimée BONUS #6 - Pose des BTChttps://youtu.be/_UvTA8boEqo
La brique de terre crue présente un avantage de taille par rapport aux autres techniques de construction en terre crue : la maçonnerie. Après un mois de cure humide et sèche, les briques de terre crue sont prêtes à être manipulées. La brique de terre comprimée est une technique récente. Elle présente les avantages liés à la maçonnerie de briques. Contrairement aux adobes (briques de terre crue moulée) qui doivent sécher sur de vastes aires de production avant de pouvoir être manipulées, les BTC peuvent être immédiatement stockées et maçonnées. Assemblées à l’aide d’un mortier de terre crue par les Briqueteurs Réunis, les BTC ont été mises en oeuvre de façon à favoriser l’acoustique de la salle de spectacle. Une réalisation également esthétique qui souligne la beauté du matériau.

Briques de terre comprimée BONUS #7 — Interview #1 Maîtrise d'ouvrage
https://youtu.be/ZS_YQ42gqW0
Alain Toppan, maire de la ville de Cornebarrieu nous présente ce qui a motivé le choix la terre crue pour la construction du centre culturel de sa ville ainsi que son expérience quant à la mise en oeuvre d’une technique de construction innovante comme la BTC en France aujourd’hui.

Briques de terre comprimée BONUS #8 — Interview #2 Architecte
Philippe Madec, architecte du centre culturel de Cornebarrieu témoigne de son expérience sur la conception et la réalisation du bâtiment et partage avec nous sa vision sensible et contemporaine de la construction en terre crue et de la matière première qu’est la terre.

Briques de terre comprimée BONUS #9 — Interview #3 Fabricant de BTC
Etienne Gay, fondateur de Briques Technic Concept, fabricant des briques de terre comprimée (BTC) mises en oeuvre dans le bâtiment du centre culturel de Cornebarrieu, partage avec nous ses secrets de fabrication ainsi que les avantages de la construction en terre crue pour l’homme et l’environnement.

Ces films fait partie d’une série intitulée « Construire en terre crue » produite par amàco et Les Films du Lierre. 
Licence Creative Commons : BY + NC + ND 
Co-production : amàco, les films du lierre 
Maîtrise d’ouvrage - Atelier alp & entreprise Terre Crue 
Architecture - Atelier alp 
Entreprise de construction - entreprise Terre Crue

07 julho 2021

Construire en terre crue — Briques de terre comprimée BONUS #1-5

Construire en terre crue
Briques de terre comprimée BONUS #1 — Extraction
Retour sur une étape primordiale de la construction en briques de terre comprimée (BTC) de ce chantier : l’extraction de la terre. Cette terre est extraite à 17 kilomètres du lieu de production des BTC. Considérant la terre comme une ressource naturelle à haut potentiel, le fabricant a fait appel à une carrière spécialisée en granulats concassés pour la production de béton de ciment qui n’exploite pas la couche de terre située en surface sous la terre végétale. Afin d’assurer l’homogénéité de la terre qu’il utilise, Etienne Gay (Briques Technic Concept), fabriquant des BTC, mélange les terres livrées par camion et contrôle la qualité des terres livrées et des mélanges obtenus. Cette terre doit contenir une proportion équilibrée de petits graviers, de sables, de limons et d'argiles. Sa particularité réside dans sa faible teneur en argile. En effet, si la terre est trop argileuse, elle fissure au séchage, il est alors recommandé d’ajouter du sable afin de limiter le retrait. Dans le cas du chantier du centre culturel de Cornebarrieu, le fabricant a fait le choix d’ajouter de la chaux hydraulique pour augmenter la résistance mécanique et à l’eau des briques.

Briques de terre comprimée BONUS #2 — Tamisage
Zoom sur la première étape de transformation de la terre en briques de terre comprimée (BTC) du chantier du centre culturel de Cornebarrieu : le tamisage de la terre. Le moule utilisé dans la technique BTC limite la taille des plus gros grains exploitables, car des cailloux ou de gros graviers empêcheraient une compression homogène du bloc. La terre à BTC doit contenir une proportion équilibrée de petits graviers, de sables, de limons et d'argiles. Ainsi, la première étape consiste à obtenir un matériau pulvérulent, humide et homogène. En fonction des caractéristiques physiques du matériau d’origine, la terre peut suivre diverses étapes de broyage, tamisage et malaxage. Ici, le fabriquant des BTC du chantier du pôle culturel de Cornebarrieu passe la terre extraite à quelques kilomètres du lieu de production au tamis afin de recueillir une terre fine propre aux BTC. Elle sera ensuite malaxée avec de la chaux et de l’eau, à découvrir dans la vidéo bonus #3.

Briques de terre comprimée BONUS #3 - Mélange terre, chaux, eau
Le processus de transformation de la terre en briques de terre comprimée (BTC) du chantier du centre culturel de Cornebarrieu continue avec une dernière étape avant la compression : l’ajout d’eau et de chaux. La terre à BTC préalablement tamisée (voir bonus #2) est maintenant malaxée afin d’obtenir une terre fine et homogène comme une poudre. Elle contient une proportion équilibrée de petits graviers, de sables, de limons et d'argiles. Si la terre est trop argileuse, elle fissure au séchage, il est alors recommandé d’ajouter du sable afin de limiter le retrait. Dans le cas du chantier du centre culturel de Cornebarrieu, la terre a une faible teneur en argile. Afin d’augmenter la résistance mécanique du matériau mais aussi sa résistance à l’eau, le fabricant a fait le choix de stabiliser la terre à la chaux hydraulique. Cet ingrédient va permettre de renforcer l’action des argiles, voire de la remplacer. Une fois que la terre et la chaux sont malaxées, le mélange est amené à l’état humide pour atteindre une teneur en eau d’environ 10 %, ce taux variant de 5 à 20 % selon le fabricant. La chaux va alors absorber l’eau pour coller les grains de terre et permettre ainsi la compression et la tenue du matériau sous forme de brique.

Briques de terre comprimée BONUS #4 - Compression
Dernière étape du processus de transformation de la terre en briques de terre comprimée (BTC) du chantier du centre culturel de Cornebarrieu : la compression de la terre. La technique de fabrication de briques de terre comprimée (BTC) est issue de la rencontre entre celle de l’adobe, brique de terre crue moulée à l'état plastique, et celle du pisé, terre humide compactée par couches successives. Terre humide et peu argileuse, elle est comprimée dans un moule grâce à une presse mécanique ou automatique. La première étape consiste à préparer la terre afin d’obtenir un matériau pulvérulent, humide et homogène (voir bonus #2 Tamisage et le bonus #3 Mélange terre, chaux et eau). 
Le moule de la presse est rempli de ce mélange. Un couvercle se referme sur le moule pour comprimer la terre. Le bloc est ensuite éjecté du moule, saisi à la main et empilé sur une zone de stockage de manière à laisser les faces principales en contact à l’air afin de favoriser le séchage. Un séchage lent en atmosphère humide, appelé cure humide, est nécessaire si du ciment ou de la chaux ont été ajoutés au mélange (voir bonus #5 Cure humide, cure sèche).
Bien que très récente, la technique de la BTC a toutefois connu une évolution depuis l’invention des premières presses manuelles, qui permettaient de produire entre 300 et 800 blocs par jour, aux unités industrielles intégrales délivrant jusqu’à 50000 blocs par jour. En effet, le principal avantage de cette technique réside dans sa capacité à être industrialisée localement à partir des matières à proximité voire celles qui se trouvent directement dans le sol du lieu de construction. 
C’est d’ailleurs l’objet de l’expérimentation « Du déblai à la brique de terre crue » portée par Joly&Loiret architectes, deWulf et amàco avec la Société du Grand Paris pour transformer les déblais de chantier du Grand Paris Express en briques de terre crue pour les constructions locales. 

Briques de terre comprimée BONUS #5 - Cure humide, cure sèche, conditionnement
Pendant plus de trois semaines, les briques de terre comprimée (BTC) réalisées pour le chantier du centre culturel de Cornebarrieu vont être stockées dans un environnement humide puis sec. 
La compression de la terre permet de chasser l’air entre les grains et de diminuer la porosité du matériau le rendant plus résistant mécaniquement. 
Lors de la compression, les argiles se réorganisent et viennent coller les autres grains du matériau grâce aux molécules d’eau contenues dans leur microstructure. C’est cette cohésion qui va permettre à la terre de se maintenir sous forme de brique. Afin d’augmenter la résistance mécanique du matériau mais aussi sa résistance à l’eau, le fabriquant a fait le choix d’ajouter de la chaux hydraulique au mélange de terre (voir vidéo BTC bonus #3). Ce liant hydraulique a besoin d’eau et de temps pour agir. Afin d’éviter que l’eau ne s’évapore avant la prise complète de la chaux, le matériau est confiné plusieurs semaines sous des bâches. On appelle cette étape la cure humide. Les briques de terre comprimée stockées sur palette vont suivre cette cure durant trois semaines. Elle consiste à utiliser l’eau contenue dans les briques en circuit fermé pour apporter l’humidité nécessaire à la prise de la chaux. Après trois semaines, les bâches sont retirées afin d'initier le processus naturel de séchage des briques. Contrairement au séchage artificiel par ventilation mécanique, le séchage naturel, plus lent, permet d’accroitre la résistance du matériau mais également de diminuer l’impact environnemental de la production des briques.

Ces films fait partie d’une série intitulée « Construire en terre crue » produite par amàco et Les Films du Lierre. D’autres vidéos sont à venir alors 
Licence Creative Commons : BY + NC + ND 
Co-production : amàco, les films du lierre 
Maîtrise d’ouvrage - Mairie de Cornebarrieu 
Architecture - Atelier Philippe Madec 
Fabrication des BTC - Briques Technic 
Concept Construction en terre crue - Les Briqueteurs réunis

02 julho 2021

Construire en terre crue — Briques de terre comprimée

Construire en terre crue — Briques de terre comprimée
La technique avec des briques de terre comprimée (BTC) se présente sous toutes ses coutures à l'occasion du chantier de construction du Pôle culturel de Cornebarrieu en Haute-Garonne. 
La technique de fabrication de briques de terre comprimée (BTC) est issue de la rencontre entre celle de l’adobe, brique de terre crue moulée à l'état plastique, et celle du pisé, terre humide compactée par couches successives. Terre humide et peu argileuse, elle est comprimée dans un moule grâce à une presse mécanique ou automatique. 
Dans le cadre de ce chantier, le fabricant a mis en place un processus de production unique. Extraite à quelques kilomètres du lieu de production, la terre est tamisée jusqu’à obtenir une terre fine contenant une proportion équilibrée de sable, de limon et d’argile. Stabilisée à la chaux hydraulique, elle est amenée à l’état humide pour atteindre une teneur en eau d’environ 10 %, ce taux variant de 5 à 20 % selon le fabricant. La chaux va alors absorber l’eau pour coller les grains de terre et permettre ainsi la compression et la tenue du matériau sous forme de brique. Stockées sous des bâches pour maintenir le taux d’humidité de la matière, les briques fabriquées voient alors leur cohésion renforcée, la chaux continuant d’agir en milieu humide. Une phase de séchage naturel d’environ trois semaines est ensuite nécessaire avant de maçonner les briques. L’avantage de cette technique réside dans sa capacité à être industrialisée localement à partir des matières à proximité voire qui se trouvent directement dans le sol du lieu de construction. C’est d’ailleurs l’objet de l’expérimentation « Du déblai à la brique de terre crue » portée par Joly&Loiret architectes, deWulf et amàco avec la Société du Grand Paris pour transformer les déblais de chantier du Grand Paris Express en briques de terre crue pour les constructions locales. 
Le bâtiment du pôle culturel de Cornebarrieu devient une référence de construction en terre crue avec les murs porteurs en BTC construits au centre de l’édifice. Les briques de terre crue ont été maçonnées de façon à donner leur forme unique à la salle de spectacle et à l'auditorium du pôle.
En savoir plus sur le bâtiment : https://www.atelierphilippemadec.fr/a... 
Ce film fait partie d’une série intitulée « Construire en terre crue » produite par amàco et Les Films du Lierre. Des vidéos bonus détaillent les étapes du processus de fabrication. 

Licence Creative Commons : BY + NC + ND 
Co-production : amàco, les films du lierre 
Maîtrise d’ouvrage - Mairie de Cornebarrieu 
Architecture - Atelier Philippe Madec 
Entreprise de construction - Briques Technic Concept - Les Briqueteurs réunis

21 junho 2021

Documentário_Arquitectura de Terra_Alemanha_séc. XX

Bundesarchiv Filmarchiv ZFB 
Hochbauten aus Lehm II
Documentário que nos apresenta a construção em terra crua na Alemanha de meados do século XX. Este faz parte de uma série de filmes de educação popular (O Espírito ao Serviço do Poder) produzidos após a segunda Guerra Mundial, na antiga RDA entre 1945 e 1961.

13 maio 2021

Construire en terre crue_Terre Coulée (béton d’argile) BONUS #5-8

Construire en terre crue
Terre coulée BONUS #5 — Interview #1 Maîtrise d’ouvrage
Entretien avec Guy Desindes, adjoint au maire de Manom, représentant de la maîtrise d’ouvrage de la maison des associations l’Arche.

Terre coulée BONUS #6 — Interview #2 Architecte
https://youtu.be/11OpjObVgYI
Entretien avec Matthieu Fucks, architecte de la maison des associations l’Arche de la ville de Manom, agence d’architecture Mil Lieux.

Terre coulée BONUS #7 — Interview #3 Bureau d’études
Entretien avec Martin Pointet du bureau d’études BEterre qui est intervenu comme assistant technique pour Wig France entreprise de construction de la maison des associations l’Arche de la ville de Manom.

Terre coulée BONUS #8 — Interview #4 Expert du matériau terre
Quels sont les ingrédients nécessaires pour formuler un matériau en terre coulée ou béton d’argile ? Pour répondre à cette question, voici une explication de Romain Anger, expert du matériau terre, directeur scientifique et pédagogique du centre de recherche et d’expérimentations amàco et responsable du pôle matériau du laboratoire CRAterre-AE&CC-ENSAG. 

Plus d’infos sur la formulation du matériau dans la publication « béton d’argile environnemental » : http://bit.ly/2pIQm9A​.

Construire en terre crue_Terre Coulée (béton d’argile) BONUS #1-4

Construire en terre crue
Terre coulée BONUS #1 — Mélange

Issu d’un programme de recherche nommé « béton d’argile environnemental » (http://bit.ly/2pIQm9A​), le matériau formulé rassemble des graviers, du sable, des fines argilo-calcaires, de l’eau et environ 3% de ciment qui accélère le séchage des murs et donc le décoffrage.
La terre utilisée (fines argilo-calcaires) est en réalité un déchet industriel de carrière qui a été valorisé sur ce chantier.
Livrée sur place par grands sacs d’un mètre cube, la terre est versée dans un camion toupie contenant préalablement un mélange de gravier, de sable, d’eau et de ciment.
Chaque mélange est testé avant d’être coulé dans les coffrages. Le test qualité fait partie d’une vidéo bonus à venir.

Terre coulée BONUS #2 - Coffrage
La mise en oeuvre de la terre coulée (ou béton d’argile) est une technique proche de celle du béton de ciment. Des coffrages étanches et intégraux sont alors nécessaires. 
Les banches utilisées pour la construction de la maison des associations de la ville de Manom (Moselle, France) font 2 à 3 mètres de hauteur et sont métalliques.
Elles sont huilées afin de faciliter la phase de décoffrage. Une fois le coffrage installé, les ouvriers procèdent au coulage du mélange précédemment préparé.

Terre coulée BONUS #3 - Coulage et décoffrage
Le mélange de terre est déversé dans le coffrage jusqu’à le remplir en totalité. 
Comme un voile en béton de ciment, les bulles d’air prisonnières dans le mélange sont chassées à l’aide d’une aiguille vibrante afin d’obtenir un matériau plus résistant. 
Protégés par des bâches, les murs remplis sèchent durant plusieurs jours avant le retrait des banches. 
Les murs décoffrés sont ensuite mis sous cure, c’est à dire qu’ils sont recouverts de bâches afin de conserver l’humidité du mur et de favoriser la prise hydraulique du ciment.

Terre coulée BONUS #4 - Test qualité du mélange
Le bureau d’études BEterre a transmis à l’entreprise Wig France divers protocoles à suivre sur le chantier pour contrôler la qualité du mélange malaxé dans le camion toupie. Le plus simple et rapide est un protocole identique à celui traditionnellement employé pour les voiles en béton de ciment. Il s’agit d’utiliser un cône d’Abrams qui permet de contrôler la consistance du mélange. Le cône rempli du mélange est retiré pour former un pâté.
Si le pâté s’affaisse et mesure moins de 15 cm de hauteur, le mélange est trop liquide. Inversement, s’il ne s’affaisse pas suffisamment, le mélange est trop solide.

09 maio 2021

Construire en terre crue_ Pisé préfabriqué BONUS #9 -11

Pisé préfabriqué BONUS #9 - Interview #1 Architecte
Entretien avec l'agence d'architecture: mlzd du centre ornithologique de Sempach représentée par Julie Wurst, architecte.

Pisé préfabriqué BONUS #10 — Interview #2 Client
https://youtu.be/MKB7zXORyiM
Entretien avec la maîtrise d'ouvrage du centre ornithologique de Sempach représentée par Christian Marti, directeur administratif de Vogelwarte, et Matthias Kestenholz, directeur marketing de Vogelwarte.

Pisé préfabriqué BONUS #11 — Interview #3 Constructeur
Entretien avec l'entreprise de construction qui a développé la technique du pisé préfabriqué, Lehm Ton Erde, constructeur du centre ornithologique de Sempach. Interview de Laura Marcheggiano assistante chef de projet.

06 maio 2021

Construire en terre crue_ Pisé préfabriqué BONUS #5 -8

Construire en terre crue
Pisé préfabriqué BONUS #5 Assemblage des murs 
Après trois semaines passées à sécher à l’abri des intempéries, les murs en pisé préfabriqués et découpés dans la vidéo « Décoffrage, sciage et stockage » (à voir ou à revoir ici : https://youtu.be/trTZAuu88RE​) sont transportés vers le chantier de construction à quelques kilomètres du lieu de fabrication. 
Taillés de manière à ne pas excéder le poids autorisé pour être déplacés sur le chantier par une grue, les murs sont installés un à un pour constituer la façade. Des ouvriers les réceptionnent afin de les placer avec précision dans la continuité des autres éléments puis ajoutent un mortier pour assembler les murs imbriqués. Il s’agit d’un mortier de terre, un mélange naturel composé d’argile, de granulats et d’eau.

Pisé préfabriqué BONUS #6 — Finitions
L’assemblage des murs en pisé préfabriqués dessine des jonctions apparentes peu harmonieuses. Afin de donner une unité au bâtiment, les ouvriers effacent les défauts d’assemblage en ajoutant de la terre à pisé. Ils humidifient le mur et remplissent les espaces libres de la même terre ayant servi à préfabriquer les murs. 
Cette terre est mise à niveau à l’aide d’une planche en bois et d’une massette. Après un temps de séchage, la façade revêt une apparence lisse et esthétique comme si elle avait été mise en oeuvre sur place.

Pisé préfabriqué BONUS #7 — Insertions de lits de chaux anti-érosion
Les images du bâtiment terminé dévoilent une façade qui comporte des lignes claires à intervalles réguliers. Ces lignes sont des lits de chaux disposés afin de freiner l’érosion des parois que peut provoquer la pluie. L’érosion légère des murs est naturelle et fait partie du cycle de vie d’un bâtiment en pisé. Elle n’altère pas la structure de la construction dès lors que la mise en oeuvre du pisé a été correctement effectuée et qu’un suivi de l’état du bâtiment est réalisé par le constructeur. 
Mise au point par l’entreprise de construction Lehm Ton Erde, cette technique anti-érosion consiste à ajouter une couche de chaux humidifiée sur la strate de terre compactée. Elle est à son tour compactée grâce à un fouloir mécanique de manière à aplanir la surface qui accueillera la prochaine strate de terre.

Pisé préfabriqué BONUS #8 — Contrôle Qualité
Pour être mise en oeuvre, la terre à pisé doit être suffisamment humide de manière à ce que l’argile qu’elle contient colle l’ensemble des grains inertes. Avant de procéder à sa compaction, la terre est contrôlée afin de veiller à sa qualité. Elle est alors compactée à plusieurs reprises dans un coffrage de 10 cm3. 
Les échantillons de pisé constitués sont envoyés dans un laboratoire spécialisé chargé d’analyser leur résistance à la compression. Par cette étape, le constructeur vérifie que la terre à pisé employée sur le chantier résiste suffisamment à la compression qui sera exercée par le poids du bâtiment sur le matériau.

(...)

05 maio 2021

Construire en terre crue_ Pisé préfabriqué BONUS #1-4

Construire en terre crue 
Pisé préfabriqué BONUS #1 – Mélange à sec 
Le choix de la terre constitue la première étape de la fabrication des murs. Pour s’adapter à la technique de construction, la terre doit être composée d’argiles et de grains de différentes tailles. La terre à pisé peut être directement prête à être mise en oeuvre une fois extraite d’un sol ou être reformulée à partir de matières disponibles à proximité du lieu de construction. 
Lehm Ton Erde, entreprise de construction spécialiste du pisé et qui a développé le pisé préfabriqué, a choisi cette deuxième option pour bâtir le centre ornithologique de Sempach en Suisse (voir le film → https://www.youtube.com/watch?v=1K99m...​). 
Issus de sols situés à quelques kilomètres du lieu de préfabrication, les terres et les granulats, visibles dans cette vidéo, sont mélangés pour former une matière réunissant les propriétés d’une terre à pisé naturelle.

Pisé préfabriqué BONUS #2 – Mélange humide
La terre à pisé doit être légèrement humide pour être mise en oeuvre. Cette vidéo présente le mélange de terres et de granulats après avoir incorporé de l’eau. Cette étape consiste à ajouter suffisamment d’eau de manière à ce que l’argile contenue dans la terre à pisé se disperse puis colle l’ensemble des grains inertes. 
Un surplus comme un manque d’eau entraverait la compaction de la terre, et donc, la réalisation du mur. Un test qualité est conseilllé afin de s’assurer de la bonne texture de la terre.

Pisé préfabriqué BONUS #3 — Coffrage et compactage 
Cette vidéo dévoile la méthode de préfabrication des murs en pisé, développée par Martin Rauch et son entreprise Lehm Ton Erde. Elle repose sur trois éléments essentiels : → un coffrage de 50 m de longueur et de 35 à 45 cm de largeur, → un tapis roulant mobile pour transporter la terre préalablement reformulée (https://youtu.be/oF0X--0j0g0​)) et humidifiée (https://youtu.be/eTLrsoIXZdQ​), et qui la dispose dans le coffrage, → une machine comportant un pisoir mécanisé pour compacter et aplanir les couches de terre. 
Des ouvriers spécialisés suivent la mise en oeuvre et interviennent pour finaliser la compaction des couches. L’ensemble de ce système révolutionne la construction en terre crue en offrant une mise en oeuvre plus simple et rapide, moins pénible pour les artisans.

Pisé préfabriqué BONUS #4 — Décoffrage, sciage et stockage
Cette vidéo débute par le décoffrage du mur en pisé préfabriqué dont nous avons suivi la réalisation dans la précédente vidéo. Cet élément de 50 m de longueur et d’une hauteur de 1,30 m est impossible à transporter sur le chantier sans risquer de le détériorer. Il est alors découpé en plusieurs murs de 3 m le long environ. La découpe s’effectue à l’aide d’une scie mécanique spécialement conçue pour diviser un mur en pisé préfabriqué sans engendrer un impact sur celui-ci. 
Soigneusement référencés, les murs sont entreposés dans une halle de stockage pour sécher à l’abri des intempéries pendant trois semaines avant être transportés vers le chantier de construction à quelques kilomètres.

Licence Creative Commons : BY + NC + ND 
Co-production : amàco, les films du lierre
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